PASSEPORT DE L'HOMME SANS AVEU

Cette œuvre témoigne du long voyage que l’artiste a effectué en Avril dernier à Beyrouth. A chaque jour, sa sensation. Plus qu’un carnet de voyage, l’artiste s’est posée la question de ce qu’aurait été le passeport d’une personne dite « sans aveu ». En effet, apparu au lendemain de la 1ère guerre mondiale, le passeport est devenu peu à peu obligatoire pour la majorité de la population, hormis pour les clandestins ou les vagabonds considérés comme des « gens sans aveu ». Ce terme juridique témoigne du statut d’une personne non reconnue et sans feu ni lieu. Voici donc un passeport réalisé avec soin. Les émotions et impressions de l’artiste en guise d’entrée sur le territoire, avec un seul besoin du début à la fin du périple, retranscrire l’expérience intérieure qu’elle en a faite.

This work testifies to the long journey the artist made last April to Beirut. Every day, his feeling. More than a travel diary, the artist asked himself the question of what would have been the passport of a person called "without confession". Indeed, after the First World War, the passport gradually became mandatory for the majority of the population, except for illegal immigrants or vagrants considered as "people without a confession". This legal term reflects the status of an unrecognized person without fire or place. Here is a carefully crafted passport. The artist's emotions and impressions as an entry into the territory, with only one need from the beginning to the end of the journey, to transcribe the inner experience she had made of it.

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Camille Sauer
Camille Sauer