« Non seulement, on fait croire aux assujettis qu’ils sont encore, pour l’essentiel, dans un monde que l’on a fait disparaître, mais les gouvernants eux-mêmes souffrent parfois de l’inconséquence de s’y croire encore par quelques cotés. Ce retard ne se prolongera pas beaucoup. (...) Il faut conclure qu’une relève est imminente dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. (1988) »

 

Face à une éducation et un « ordre » sociétal figé, l’éveil de la conscience individuelle doit permettre de porter un regard plus ouvert et critique sur le monde et de développer une représentation du monde plus personnelle, plus exigeante. La chimère de ce siècle est de faire croire au plus grand nombre que la vérité se trouve dans une représentation collective partagée. Un renouveau de la représentation et de la manière de lire le monde me semble primordial. Fernand Braudel avait vu juste, lorsqu’il voulut préparer les jeunes adultes au monde, en mêlant l’histoire à la sociologie ou encore à la philosophie. En première partie nous évoquerons donc l’origine des sociétés traditionnelles, de la cartographie, de la géographie, mais aussi de l’histoire et de l’économie. La seconde partie de mon étude visera à développer ma théorie à partir d’un cas très complexe, très polémique et politique, celui du conflit israélo-palestinien. Etudier ce conflit sensible, souvent tabou est pour moi l’occasion de revenir sur sa genèse en abordant l’origine des religions et de la Mésopotamie, berceau de nos civilisations. 

Cet ouvrage traite de l’impact de la raison sur notre rapport au monde. Que ce soit dans le domaine de la science, de la culture ou encore de la politique. La première partie traire ainsi de la vision que nous avons du système et du monde biologique. Elle met en avant les éléments fondamentaux de cette réalité et témoigne de l’impact des technologies sur notre connaissance de nous-même et du monde. Il s’agit également de démontrer en quoi les technologies trouvent leurs racines dans une dynamique d’exploitation et d’imitation de la nature. La seconde partie traite quant à elle de la musique. Phénomène physique, le son a très vite entraîné chez l’homme une frustration considérable du fait de sa condition existentielle. Il est alors question d’expliquer la réalité sonore de l’univers mais aussi de pointer du doigt l’impact de la musique sur cette réalité-ci. C’est alors l’occasion de revenir sur la question du silence mais aussi sur le besoin qu’a l’homme d’imiter son environnement. La troisième partie se consacre à la politique. Noyé dans un monde d’informations, l’homme est désormais incapable de saisir l’essence même de la politique. Je reviendrai ainsi sur les fondements et les dynamiques de cette discipline. Traiter de la politique est également un moyen pour moi de dévoiler l’importance de la flexibilité et de l’auto-entreprise. L’auteur et philosophe Jean Brun, intellectuel de taille du XXème siècle et dont les livres se font désormais rares, accompagnera mon étude par sa vision.

Intrinsèquement mêlée à l’Histoire de l’écriture, la notation musicale témoigne de l’avancée de nos civilisations au fil des âges. C’est au XVIIème siècle, que notre système musical actuel acquit à peu de choses près sa forme définitive. L’évolution de la notation musicale reflète siècle après siècle l’ensemble des luttes intellectuelles qui ont marquées l’Histoire de l’homme civilisé. Mon étude vise ainsi à m’interroger sur l’enjeu de cette évolution et sur le lien qu’a entretenu le langage avec la notation musicale et ce, jusqu’à aujourd’hui. La partition musicale classique représente encore à ce jour un ensemble abstrait dans la forme et complexe dans l’aspect technique qu’elle exige pour sa lecture et son interprétation.

Je me suis ainsi interrogée sur le sens caché de notre notation musicale en puisant dans son origine et en dévoilant une complexité qui s’est voulu volontaire, tel qu’en témoigne le philosophe Jean Brun :

 

« Ainsi, les tempos œuvrent sur un temps intérieur pour tenter de l’étirer, de le suspendre et de l’accélérer ; ils ne sont plus esclaves de forces extérieures contraignantes, ils veulent parvenir à s’en abstraire. »